Carnets de brouillons

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lundi 24 novembre 2014

Amarée basse

Texte inspiré par cette photo de Gilsoub
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Est ce le chemin parcouru
Qui s'offre à ma vue ?
Le chemin du passé
Dans le sable enlisé
Les traces du petit Poucet.

Je suis amarrée basse
L'amer qui n'efface
Aucune trace
Me glace

Est ce le chemin qui m'attend
A petit pas de géant ?
Le chemin vers
Ma route de terre
La trace d'un avenir qui s'apprend.

Je suis amarrée basse
L'amer qui n'efface
Aucune trace
Me glace

Est ce le destin
Qui a fait ce dessin ?
A qui sont ses pas
Dois je les suivre ou pas ?
Les traces de l'être humain.

Je suis amarrée basse
L'amer qui n'efface
Aucune trace
Me glace

Larguer les âmes marres
Il n'est jamais trop tard
Un dessin pour mémoire
Sur le sable en miroir

Je suis à marée basse
La mer efface
Sur le sable
Les pas
Des amants
Désunis...

dimanche 29 juin 2014

Un jour revenir

Un jour revenir
plutôt que partir
tu peux toujours fuir
Rien ne sert de courir

La douleur te rattrape
Ou alors tu l'embarques
C'est l'envie qui te happe
Quand La mort pose sa marque

Un jour revenir
plutôt que partir
tu peux toujours fuir
Rien ne sert de courir

Revenir du pays des chagrins
voyager sur un chemin de larmes
Lâcher la main, lâcher la main
Et déposer les armes

Un jour revenir
plutôt que partir
tu peux toujours fuir
Rien ne sert de courir

Reposer sans mourir
Seulement dormir
Cracher sa colère comme un rire
Oui, un jour revenir.

mardi 13 mai 2014

Qu'es tu devenu

Qu'es tu devenu ?

Un dialogue dans ma tête
l'odeur de tes cigarettes
Un vide, une absence
une éternelle présence

Qu'es tu devenu ?

Des souvenirs refoulés
à l'abri de mon passé
tout ce qui fait ton héritage
la couleur de mes paysages

Qu'es tu devenu ?

Le parfum d'un amour
la brume au levé du jour
Un rayon de soleil
Le regard d'une merveille

Qu'es tu devenu ?

Un gardien illusoire
Une larme d'un soir
Cette part de toi
qui vit toujours en moi

Qu'es tu devenu ?

Ma faiblesse et ma force
mon armure, mon écorce
Je sais, ou que tu sois
A jamais, tu es là.

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mercredi 19 mars 2014

Et pourtant, le soleil brille, ce matin

Et pourtant, le soleil brille, ce matin

Si triste, je me suis réveillée
que J'ai mis ma robe de chagrin.
Dans mon cœur mes larmes j'ai laissées
En attendant que vienne demain.

Et pourtant, le soleil brille, ce matin.

Hier, je sentais ce petit grain,
Je l'ai mis sur le dos de la pluie.
C'est facile de penser au crachin,
Facile de se cacher sous le gris.

Et pourtant, le soleil brille, ce matin.

M'enfuir de ma vie quand mes fêlures
me surprennent au détour du chemin
me faisant les sentiments plus dures
à éprouver. Oui, j'aimerai bien.

Et pourtant, le soleil brille, ce matin.

C'est comme ça, et on n'y peut plus rien.
En moi, il y a un vers brisé.
Et ces maux qui coulent par ma main
Ne pourront plus jamais s'effacer.

Et pourtant, le soleil brille, ce matin.

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mardi 19 novembre 2013

Emotions

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Salut toute petite
Je te vois venir
De loin

Je le sais petite
Que tu va grandir
Tant bien

Que mal petite
Quel mal petite
Tu fais

Salut toute grande
Je te sens ouvrir
Mon cœur

En deux toute grande
Et je crois mourir
De peur

Car tu es si grande
Que tout est délire
En fait

Salut donc tes sœurs
Qui vont advenir
Demain

Quand il sera l'heure
De changer d'avenir
De train

Les voilà tes sœurs
En tête le rire
C'est bien

Salut à mes larmes
Chagrins et colères
Mes maux

Je pose les armes
Je vais prendre l'air
D'en haut

Rendez-vous mes larmes
C'est fini la guerre
Bientôt

mercredi 13 novembre 2013

Le coeur bleu

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Est ce la pluie et tout ce gris,
Le temps qu'il fait, le temps qui passe ?
Qui pénètre mon corps meurtri
Je me sens si lasse

Est ce ce nuage dans mon thé ?
Ou le soleil pas encore levé ?
Qui met des larmes dans mes yeux
J'en ai le cœur bleu

Mais je ferme les volets
Et je ferme ma porte
Le dehors est trop laid
Et la vague m'emporte

Est ce le silence du matin ?
Ou les cris du chien du voisin ?
Mais je sens une odeur de fin
Ce n'est surement rien

Est ce pour le rêve de cette nuit ?
Le vide, au réveil, dans mon lit ?
Que je voudrai me recoucher
Et tout oublier.

Mais je ferme les volets
Et je ferme ma porte
Le dehors est trop laid
Et la vague m'emporte

Mais quel est ce poids que je porte ?
A t-il un nom ? Il m'emporte
Je descend tout au fond de moi
Mais tu n'y es pas.

Qu'est ce qui hurle à la mort ?
Quel est cet orage au dehors ?
Qui me fait trembler comme une feuille
Ah oui, c'est le deuil.

Mais je ferme les volets
Et je ferme ma porte
L'intérieur est trop laid
Quand la vague m'emporte

jeudi 28 février 2013

Ce que je te conte

(chanson numéro trois. Thème : comptine pour (mes) enfants, d'une maman conteuse... Suis peut être un peu à côté du thème mais en tout cas, suis émue de l'avoir pondu celle là.)

Tu a déplacé mon centre de gravité
Tout les jours je te regarde, je prends garde à toi
Tu grandis, tu files tout droit vers ta destinée
Et tu auras toujours le refuge de mes bras
Ce lien qui nous unis ne peut être coupé
Aussi n'est pas peur mon enfant, et lance-toi

Ce que je te conte
parce que ça compte
la vie n'est pas un conte pour enfant
Mais malgré tes grands chagrins d'enfants
Malgré les tourments et les épreuves
La vie est belle, tu en es la preuve.

Tu as chaviré mon univers tout entier
Tout ce que tu me donnes parce que tu es né
Est un présent de l'avenir qui t'appartient
Et jamais mon amour de mère ne te retient
Vis ta vie mon enfant même si tu dois pleurer
Car il y aura tant de rire, de joie, de gaité

Ce que je te conte
parce que ça compte
la vie n'est pas un conte pour enfant
Mais malgré tes grands chagrins d'enfants
Malgré les tourments et les épreuves
La vie est belle, tu en es la preuve.

Je sais que parfois tu as peur d'être blessé
Peur de me lâcher la main, d'être abandonné
La peur, cette humaine condition d'exister
N'est pas ce monstre qui te guette pour te manger
Ce n'est qu'une rivière qu'il te faudra traverser
je suis là, n'oublie pas, pour t'apprendre à nager.

Ce que je te conte
parce que ça compte
la vie n'est pas un conte pour enfant
Mais malgré tes grands chagrins d'enfants
Malgré les tourments et les épreuves
La vie est belle, tu en es la preuve.

dimanche 17 février 2013

ma planète étrangère

(Deuxième chanson pour mon amie, sur la demande du thème "Je suis une amoureuse". Mystère, mystère, cela lui plaira t-il ?)

Je ne veux pas du prince charmant
Pas besoin qu'il m'emporte sur son cheval blanc
Qu'il reste mon crapaud bienveillant
Avec lui j'irai jusqu'au bout du présent

Il est, il est ma planète étrangère
Je suis amoureuse du mâle mystère
Je peux sentir son étrange univers
Vibrer au cœur de mon atmosphère

Je ne veux pas d'un conte pour enfant
Pas besoin d'histoire pour calmer mes tourments
Qu'il soit mon imparfait du présent
Je l'aime pour ce qu'il est, mon amant

Il est, il est ma planète étrangère
Je suis amoureuse du mâle mystère
Je peux sentir son étrange univers
Vibrer au cœur de mon atmosphère

C'est tellement mieux, l'étonnement
Ne pas se comprendre, mais se trouver vraiment
Accepter qu'on soit si différent
Et alors s'aimer tant qu'on en a le temps

Il est, il est ma planète étrangère
Je suis amoureuse du mâle mystère
Je suis, Je suis sa planète mystère
Il aime que je sois sa femme étrangère.

Je ne rêvais pas de lui pourtant
Il est mon évidence, mon destin vivant
On ne sait pas ce qui nous attend
Mais quelle chance de partager ces instants

Il est, il est ma planète étrangère
Je suis amoureuse du mâle mystère
Je suis, Je suis sa planète mystère
Il aime que je sois sa femme étrangère.

dimanche 10 février 2013

La vie m'élance

(une amie m'a demandé il y a un moment si je pouvais lui écrire des chansons, en voilà une possible que j'ai écrite en pensant à elle)

J'avance, j'avance
Diriez vous que j'ai de la chance
j'avance, j'avance
la vie m'élance

Ils pensaient elle ne peut pas
ils disaient c'est pas pour toi
Ils ricanaient de mes fracas
Moi, je n'les écoutais pas

J'avance, j'avance
Diriez vous que j'ai de la chance
j'avance, j'avance
la vie m'élance

Je pose chacun de mes pas
j'oppose mes actes à leur glas
Je sais bien ce qui me va
Même si je ne souris pas

J'avance, j'avance
Diriez vous que j'ai de la chance
j'avance, j'avance
la vie m'élance

Ils me croit devenue dure
je le suis à leurs cassures
Pas de plainte pour mes fêlures
C'est ma force et mon armure

J'avance, j'avance
Diriez vous que j'ai de la chance
j'avance, j'avance
la vie m'élance

Dans le secret de mon cœur
Je ne parle qu'au bonheur
Lui me parle comme à une sœur
Je souris de leur stupeur

J'avance, j'avance
Diriez vous que j'ai de la chance
j'avance, j'avance
la vie m'élance

dimanche 7 octobre 2012

Maman j'aime pas quand on est toute seule toutes les deux

De rêves en conversation
m'a sauté au visage
l'évidence cachée

La famille cassée
La famille perdue
La famille tuée

Nouveau chagrin
Nouveau deuil
Nouvel épuisement.

Pendant ce temps
Mamie perd la boule
Et ma fille me dit

"Maman j'aime pas quand on est toute seule toutes les deux".

L'évidence cachée
me saute au visage
on n'est plus trois

Famille cassée
Famille perdue
Famille tuée.

Je l'ai cherché longtemps
Au théâtre surtout
Famille trouvée

Puis il y a eu lui
il m'a fait cadeau d'elle
Famille créée

Puis il est mort
Famille perdue
Et ma fille me dit

"Maman j'aime pas quand on est toute seule toutes les deux".

lundi 26 mars 2012

Tant pis pour le gris

Tant pis pour la grisaille
Moi je vois la vie en couleur

En couleur les émotions
En couleur l'indignation
En couleur l'inspiration
En couleur révolution

Tant pis pour la grisaille
Moi je vois la vie en couleur

En couleur l'humanité
En couleur l'égalité
En couleur la liberté
En couleur fraternité

Tant pis pour la grisaille
Moi je vois la vie en couleur

Aux couleurs de nos défis
Aux couleurs de nos envies
Aux couleurs de nos paris
Aux couleurs de nos vies

Tant pis pour la grisaille
Moi je vois la vie en couleur

Aux couleurs de nos douleurs
Aux couleurs de nos malheurs
Aux couleurs de nos erreurs
Aux couleurs de nos leurres

Tant pis, Tant pis, pour le gris, aie !
Moi je veux la vie en couleur

dimanche 18 mars 2012

J'ai besoin d'y croire

Redîtes moi que la vie est belle
Parlez-moi de la lumière du soir
Et de l'odeur des poires
Donnez-moi l'essentiel

J'ai besoin d'y croire encore

Redîtes moi que ça vaut la peine
Parlez moi de la vie en douceur
Et de tout les bonheurs
Votre main dans la mienne

J'ai besoin d'y croire encore

Redîtes moi bien, qu'on se relève
Parlez moi de cette force humaine
Ce qui coule dans nos veines
Donnez-moi de la sève

J'ai besoin d'y croire encore

Redîtes-moi que ça n'a pas de sens
Parlez moi du grand maux, le hasard,
De la beauté de l'art
Tout nos cœurs pour présence

J'ai besoin d'y croire encore.
J'ai besoin d'y croire encore
J'ai besoin d'y croire...

jeudi 1 septembre 2011

Les nuits d'angoisses

trou noir

C'est la nuit, dans le creux du silence, que l'angoisse fait son nid
A l'ombre des étoiles, contre toute espérance, qu'elle se tient tapie
Sous la lune, malgré les évidences, qu'elle défait son lit

Palpitation, chaleur, asphyxie
Dégradation, clameur, insomnie
détestation, malheur, et des larmes aussi.

C'est la nuit, dans l'obscurité dérisoire, que l'angoisse saisit
A l'ombre des étoiles, dans ses jeux de miroirs, qu'elle s'affranchit
Sous la lune, malgré les belles histoires, qu'elle désobéi

Palpitation, chaleur, asphyxie
Dégradation, clameur, insomnie
détestation, malheur, et des larmes aussi.

C'est la nuit, dans les corps alanguis, que l'angoisse se blotti
A l'ombres des étoiles, autour des cœurs meurtri, qu'elle s'épanouit
Sous la lune, malgré les désirs de vie, qu'elle pousse son cri

Palpitation, chaleur, asphyxie
Dégradation, clameur, insomnie
détestation, malheur, et des larmes aussi.

dimanche 23 janvier 2011

Tout est illuminé

Penchée sur la vie en bleu

Elle marche à grandes enjambées,
En liberté,
Tout est caresse dans ce vent
De liberté
Le cœur bien amarré à
Sa liberté
Elle marche comme poussé par
Sa destinée
Tout est illuminé

Elle balance ses hanches
En Féminité
Rythmé dans cette danse
De féminité
Happée par l'étendue de
Sa féminité
Elle balance son corps vers
Sa destinée
Tout est illuminé

Elle sourit aux mondes
En sécurité
Diffuse son sentiment
De sécurité
Dégage les pressions
D'insécurité
Elle sourit à l'avenir de
Sa destinée
Tout est illuminé

Elle existe si fort
En instantané
Profite de son bonheur
Instantané
Envoi promener
Ses instants damnés
Elle existe en chemin
Vers l'éternité
Tout est illuminé

vendredi 26 novembre 2010

Chanson d'hiver

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Neige
Vu du chaud, du dedans,
Thé immédiatement.

Rêve,
Vu sur les cris des d'enfants
Le gris se couvre de blanc
Même pour peu de temps

Joie,
Vu sur les glissades des grands
Une seconde d'échappement
Brindille d'émerveillement

Triste,
Vu sur le pauvre errant
Glacé jusque au sang
La mort se promenant

Neige,
Vu sur tout en même temps
Chaud-froid des sentiments
Sur les flocons valsant

mardi 7 septembre 2010

Une ballade pour nos mains

Mains du bonheur

Une ballade pour tes mains
sur ma peau de chagrin
Me console, me retient
Une ballade pour tes mains

Refrain:
Une ballade pour mes mains
Une ballade pour tes mains
Une promenade en majeur
Une fugue en douceur

Une ballade pour mes mains
t'emprisonne de ma faim
Te griffonne le mot viens
Une ballade pour mes mains

Refrain

Une ballade pour tes mains
sur les courbes de mes reins
sur l'arrondi de mes seins
Une ballade pour tes mains

Refrain

Une ballade pour mes mains
mes caresses pour dessins
mon dessein pour câlin
Une ballade pour mes mains

Refrain

Une ballade pour nos mains
En silence et soupirs
En cadence et en rire
Une ballade pour nos mains