Carnets de brouillons

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jeudi 30 octobre 2014

Rêver

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Photo Gilsoub

Rêver de s'échapper,
De se faire la malle de sa vie.
Partir sans valise avec pour seule compagnie des bras ou me lover pour pleurer, rire, vivre.

Rêver d'une aparté,
Ouvrir une parenthèse sur un monde léger.
Ne pas oublier non, mais savoir se souvenir sans souffrir.

Rêver de fluidité
de facilité, d'évidence
Savourer l'absence de souffrance et gouter la simplicité d'une danse

Danser, danser
Rire comme un oiseau sort de sa cage
Dans le vent, s'envoler et se débarrasser de sa rage.

Rêver d'une danse
Douce et délicate comme une romance
Vivre une autre vie, une nouvelle vie, que tout commence...

dimanche 10 novembre 2013

Le pilier à la grande fissure

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Le pilier à la grande fissure
donne l'illusion de solidité
Se leurre lui même de sa force
quand explose sa fragilité
Ne reste que la cassure

Le pilier à la grande fissure
se croit le seul à tout tenir
car chaque jour il s'y efforce
quand dégueule les souvenirs
Ne reste que la blessure.

Le pilier à la grande fissure
S'offre à porter les fragiles
dont on a arraché l'écorce
quand tombe la dernière tuile
Ne reste que la déchirure.

vendredi 21 décembre 2012

Il est tard mon amour

Il est tard mon amour, pour moi,
La fin du monde je l'ai déjà vécu
Quand je t'ai perdu

Il est tard mon amour, pour moi
La mort je l'ai déjà connu
A ton corps perdu

Il est tard mon amour, pour moi
Et pourtant j'y ai survécu
De t'avoir perdu

Il est tard mon amour, pour moi
je me replonge dans nos débuts
je n'ai pas tout perdu

Il est tard mon amour, pour moi
Se souvenir toujours de ce qui fût
pas de peine perdu

Il est tard mon amour, pour moi
demain sera t-il le temps venu ?
Et la lumière fût

jeudi 13 décembre 2012

Tristesse

Tristesse,
je suis la princesse
aux petits poids
Sur le cœur

Tristesse,
Je suis une larme
aux abois
intérieure

Tristesse,
Je suis solitude
entre émois
et mes peurs

Tristesse,
Je suis la princesse
aux petits poids
sur le cœur.

samedi 22 septembre 2012

Aujourd'hui cela fait sept ans pour la première fois

Aujourd'hui cela fait sept ans que nous nous sommes embrassé pour la première fois.
Aujourd'hui cela fait sept ans que j'ai senti tes bras autour de ma taille pour la première fois
Aujourd'hui cela fait sept ans que j'ai éprouvé cette évidence à me blottir dans tes bras pour la première fois
Aujourd'hui cela fait sept ans que mon corps c'est senti libre au contact du tien pour la première fois
Aujourd'hui cela fait sept ans que j'ai senti que tu allais changer ma vie pour la première fois
Aujourd'hui cela fait sept ans que j'ai croisé ce regard amoureux que tu portais sur moi pour la première fois
Aujourd'hui cela fait sept ans que ton sourire a ravagé mes dernières défenses pour la première fois
Aujourd'hui cela fait sept ans que tu as apprivoisé mon cœur de sauvage pour la première fois
Aujourd'hui cela fait sept ans pour la première fois pour la dernière fois

mercredi 22 août 2012

Rêve

S'envoler sur les ailes de la vie, légère
Reconnaître l'insouciance du corps
Devenir un oiseau de la terre
jouer avec les vents du sort

Se désincarner de la douleur
Se déshabiller de ses peurs
Décliner l'invitation des larmes
déposer, reposer son âme

Respirer l'odeur de la vie
s'inspirer du soleil
se découvrir envie
Accepter le sommeil.

vendredi 10 août 2012

Sortir de la tombe

Un jour prochain, tout cela me semblera t-il loin ?
Oublierai-je l'intensité de la douleur ?
Connaitrai-je encore la beauté de la douceur ?
Un jour ou l'autre, sans doute, qui semble si loin.

Le soir venu à l'heure du sommeil perdu
quand le corps ne veut que dormir
et la tête ne peut que souffrir
Le soir venu me manque les bras perdus

Je me souviens si bien du lien
de ma fille à moi bien plus qu'un cordon
chaque cellule de mon corps en réponds
le lien à sa vie, je m'en souviens

La mort est un écho inversé
Se déchaine la même puissance
en mon corps éparpillé d'absence
Vie et mort, et même intensité

Ne plus avoir peur, ne plus avoir peur
De tout, de rien, de la vie, de la mort
retrouver de l’insouciance dans le décor
Dormir, dormir, et reposer mon cœur.

Un jour prochain, connaitrai je de nouveau bras ?
Un coin de refuge ou nicher mes failles
la couleur de l'amour et la vie en pagaille ?
Un jour, sans doute, sortir de la tombe et tendre les bras.

jeudi 2 août 2012

Au revoir madame la mort

La goute qui fait déborder le vase
La lutte contre le fléau de trop
Se retrouver coincée et subir

La colère qui monte

Les déceptions inexprimables
Les incompréhensions indiscutables
Les abandons, les abandons

La colère qui monte

ne me demandez rien
je n'ai presque plus rien à donner
trop peu pour ma fille

La colère qui monte

La rage de dent
La douleur baladeuse
Dans ma mâchoire serrée

La colère qui monte

Ma fille voudrait être un bébé
Je voudrais avoir une maman
Il nous manque

La colère qui monte

La colère comme une nausée
Un poison terrifiant
Bien plus que le chagrin

Rencontre d'une bienveillance
Sur la fin de la journée
Un grain de douceur

La colère qui passe

Au revoir madame la mort

Condamnée à sa mort

Dans 2 jours, 2 mois qu'il sera mort, qu'il est mort.
J'ai vécu mille vies depuis qu'il est mort
Fatiguée de toutes ses batailles que me livre sa mort
Mais la vie ne connait pas de temps mort.

Je ne veux pas compter le temps sans lui
Je préfère conter le temps avec lui
J'aime bien croire que la caresse du vent vient de lui
Et parfois imaginer qu'il nous sourit.

J'aime un homme qui est mort
A jamais séparée de lui
Condamnée à sa mort
Continuer à parler de lui

François est mort.
Mon grand amour, ma vie
François est mort
C'est quand même moins joli, la vie, sans lui.

jeudi 21 juin 2012

Le côté pile

Sa vie se lit sur les lignes de son visage
Les instants qu'il s'est volé en se mettant en cage
Les émois cachés comme fait l'enfant sage
Le côté-pile de sa face est un vrai paysage

Moi je me laisse prendre à ce voyage

Sa force se dessine dans ses mouvements
Le contrôle qu'il exerce sur lui apparemment
Une veine qui palpite trahie ses sentiments
Le côté-pile de son corps est un volcan

Moi je me laisse prendre à cet aimant

Sa constance se caresse à son épaule lisse
La pierre angulaire, triomphe de son édifice
Sa peau pourtant, douceur sans artifice
Le côté-pile de son coeur peut être au supplice

Moi je me laisse prendre à ses délices

Tout un monde à découvrir au-delà de lui
Affleure de sa peau invisible à l'ennemi
Un jardin secret plein de peurs et de vie
Derrière l'homme, l'humain offre bien des fruits

Moi je me laisse prendre jusque dans ses nuits.

(écrit pour François au début de nous)

samedi 16 juin 2012

Poème à mes larmes

Je veux pleurer tranquille mes larmes de chagrins
Je veux pleurer toute seule en recherchant ta main

Que mes sanglots emportent la douleur de la perte
et me laisse nos plus beaux souvenirs

Je veux pleurer de caresser ton image
Je veux pleurer jusqu'à ton rivage

Que mes sanglots emportent la douleur de la perte
et me laisse nos plus beaux souvenirs

Je veux pleurer le poids de ton absence
Je veux pleurer le manque de mon évidence

Que mes sanglots emportent la douleur de la perte
et me laisse nos plus beaux souvenirs

Je veux pleurer des torrents généreux
Je veux pleurer à atteindre les cieux

Que mes sanglots emportent le gout de ta mort
et me laisse la lumière de ta vie.

dimanche 22 avril 2012

Mourir de peur

Mon corps exprime des douleurs inexprimables
Je n'ai plus de mots pour mes maux.
Je suis meurtrie, blessée, épuisée de peurs.

Petite chose chétive qui se rêve admirable
Douleur de ventre, de tripes, de dos
Un tas de chair, de sang et de peurs.

Mon corps gonflés de larmes barbares
Je m'étonne d'être encore debout
J'ai tellement mal de mes peurs

Tant de choses, de mer à boire
De vide, d'inconnues, de flou
Revient on de toutes nos douleurs ?

Quelle est cette vie avare ?
Ce voyage dans ce monde de fou ?
Pour cette nuit, je meurs de mes peurs

lundi 5 mars 2012

Les silences et les soupirs

Les silences et les soupirs
Une petite musique acide
La mort danse sur le vide
Des silences et des soupirs

L'impuissance et les sourires
Des fausses notes dans le miroir
Frein et refrain de l'espoir
De l'impuissance et des sourires

Les résistances et les martyres
Les souffrances qui résonnent
Les cris qu'on abandonnent
Nos résistances et nos martyres

Les silences et les soupirs
Tenir à distance les larmes
Tenir à ses seules armes
Les silences et les soupirs...

mardi 3 janvier 2012

Que dire sinon merci

Que dire de gens merveilleux
Si ce n'est qu'ils sont merveilleux
Que dire des gens qu'on aime
Si ce n'est qu'on les aime
Que dire quand on est reconnaissant
Si ce n'est merci, tellement ...

Que dire face à leur pudeur
sinon parler avec ses bras, ses yeux
Que dire face à leur grand coeur
sinon que c'est un don précieux
Que dire ...

Jean Louis dirait "se taire, et oui ..." à moins que ce ne soit "et oui ?"
Marie France hausserait les épaules
Jean louis parlerait des origines du monde
Marie France m'offrirait son sourire entre autre ...

Que dire sinon merci, sinon je vous aime
moi qui ne sait pas me taire mais qui parle avec mon cœur.

Arboretum du chêne vert

samedi 12 novembre 2011

Novembre

Bord de Vienne en hiver

L'automne est arrivé soudain
portant son manteau de brouillard
Tirant l'hiver par la main
De peur qu'il ne soit en retard.

Novembre est arrivé ce matin
dans sa longue robe de cafard
Trainant son humeur de chagrins
la mélancolie pour miroir

C'est alors que le cœur des humains
se cherchant des raisons dans le noir
se serrent les autres contre les uns
attendant les visiteurs du soir

dimanche 15 mai 2011

Plus de peur que de mal et autres soucis

Sources de soucis
Manque sommeil
Corps en éveil
Corps en révolte
grosse fatigue
Envie de vacances
Tentation puissante
Envoyer chier les chieurs
Evacuer ! Tirer la chasse !

S'accrocher aux sourires des merveilles
Respirer l'odeur de l'amour
s'agripper de toutes ses forces au gout de vivre
Relire les petits mots gentils semés par quelques uns
s'en faire un baume au cœur

Ne pas laisser gagner l'angoisse
se laisser traverser
juste traverser
savoir que cela passe
savoir qu'il y a des choses plus importantes
savoir que l'essentiel est ailleurs
savoir patienter, savoir patienter
et respirer !

Parasite, court-circuite la paix
gâcheur de bonheurs
petits rien, nabot,
l'écraser négligemment
et passer son chemin
et passer son chemin

Acheter un bouquet de fleurs
des croissants pour le petit déjeuner
penser à faire plaisir à l'être aimer
le dorloter, le bichonner
lui dire je t'aime et même le hurler à la face du monde

Les noeuds se dénoueront
les larmes couleront
les cris sortiront
ça s'arrangera
ça s'arrangera
ça s'arrangera...

Et plus tard, quand la vague amer sera passée, sourire de cette traversée. Ce n'était rien en fait. Plus de peur que de mal, plus de peur que de mal, plus de peur que de mal...

mardi 29 mars 2011

Les petites filles à tête d'ange

Les petites filles à tête d'ange
Si sage, si blonde,
Les petites poupée de maman
Si cage, se rongent

Les petites femmes à tête blonde
se cachent, se taisent
Les petites écervelées du monde
en crachent, en crèvent

On ne les voient pas grandir
Ces poupées de porcelaines
On ne veux pas les souffrir
on ne les veux pas humaines

Les petites filles à tête d'ange
Les petites femmes à tête blonde
Se consomme sans modération
Se consume sans considération

Il reste des survivantes du cœur
elles ont gardé leur tête d'ange
Derrière leur apparente douceur
Surgit la force de la fange

Je les aime bien, ces têtes d'ange
Leur paradoxe, leur résistance
Juste sous les cheveux d'anges
Leur regard dense.

vendredi 19 novembre 2010

Petit soldat

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Ne pas se laisser abattre par la grisaille
Garder la lumière en son sein
Petit soldat, un jour, prendra fin la mitraille
Ne se battra plus contre des moulins à rien

Résister aux larmes, aux cris, à l'apitoiement
Laisser passer les orages
Petit soldat, qui sait, un jour tu seras grand
Défera un à un les barreaux de ta cage

Ne pas dévier sa route, ni se perdre en chemin
Garder le cap de son voyage
Petit soldat, un jour tu créeras ton destin
Changera les couleurs de tes paysages

S'attacher à l'or de la feuille d'automne
Ignorer le froid dans ses mains
Petit soldat, les jours ne seront plus monotones
Te reviendrons les échos des cœurs sur la main





A tous les petits soldats de l'existence

vendredi 22 octobre 2010

Poème pour un ami

Dans un désert de sens se consume l'ivresse
du départ. les rêves moelleux s'assèche. La détresse
du néant engloutie les serments de jeunesse.
Quand nous croyons mourir est ce de la sagesse ?

Vague, non pas qui emporte, mais trouble, mais flou
cette impression diffuse que s'arrête tout
tremblement de la chair, et l'illusion du doux
souvenirs. Qui choisit la mort est tel le fou

Tromperie que la vie, erreur que l'existence ?
Ah mais si seulement tout cela faisait sens !
Croit on ne plus pouvoir survivre à la démence
un au revoir serein pour dernière résistance.

Mais il reste une voix au milieu du silence
qui continue de crier au nom de l'enfance
de la vie, de ses rires, et de ses espérances
qui refuse au fou de tirer sa révérence

Ami lui dit elle, entend ma voix incertaine
Ne la laisse pas se perdre, fais qu'elle ne soit pas vaine
Ni trop jeune, ni assez vieux pour mourir d'amour
Mais assez jeune encore, que la vie suive son cours

Tu devrais savoir tous les bonheurs qui la sème
le malheur ce n'est rien, un pale reflet à peine
on ne s'use que de renoncer, que de céder
à la facilité. Regarde la beauté

D'une fleur qui s'ouvre sur la fraiche rosée
D'un rayon de lumière qui vient tout éclairer
Ne laisse pas ton père gagné ta destinée
change ton regard au monde, gagne en légèreté

Ami, pour la littérature il n'est plus temps
je le sais bien, mais par un poème souvent
nous nous sommes tant parlé. laisse toi émouvoir
par notre amitié. Écoute mon espoir

Je ne veux pas d'adieu, je veux un au revoir
et caresser encore l'idée de te revoir
J'aime nos virgules, nos points de suspensions
nos jeux de maux distants, et nos palpitations

Je te jette le gant, ou bien c'est un mouchoir
Ramasse l'un ou l'autre, fais même semblant d'y croire
Un effort après l'autre, du côté de la vie
la balance doit pencher, je t'y attend l'ami.

jeudi 14 octobre 2010

Parfois on manisfeste

Parfois on aimerait dire son écœurement, mais il est si grand que les mots ont fuis.
Parfois on sent une grosse fatigue face à la bêtise, l'étroitesse, et la mauvaise foi
Parfois on éprouve une colère incommensurable devant l'injustice, le déni, l'humanité bafouée
Parfois on a envie de pleurer devant son impuissance face à la douleur d'autrui
Parfois on a envie de crier, appeler au secours, ou alerter du danger
Parfois on a envie de dire non, parce que oui est impossible
Parfois on se tait parce que sinon on à l'impression qu'on va exploser
Parfois on ferme les yeux devant l'insoutenable
Parfois on n'en croit pas ses yeux tant ça dépasse notre entendement
Parfois on se replie pour échapper à la folie
Parfois on se révolte parce que trop c'est trop
Parfois on manifeste pour rappeler qu'on existe
Parfois on manifeste pour rappeler que d'autres existent
Parfois on manifeste par ce qu'on résiste
Parfois on vit tout cela à la fois, comme en ce moment, confronté que nous sommes au pouvoir de l'absurde, de la haine, et du mépris...

Manifestons samedi...