Carnets de brouillons

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mercredi 4 novembre 2015

Rêvons un peu

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jeudi 16 juillet 2015

Dernières heures à Montréal

Ce matin de bonne heure, la merveille et moi sommes allées nous promener dans la ville. Il n'y avait presque personne dans les rues, presque pas de circulation, il était 8h environ. Nous avons pu cette fois, profiter de la vieille ville et aller jusqu'au port. J'ai aimé cette promenade et décidément j'aime cette ville. Je ne sais pas pourquoi, ce n'est pas tant qu'elle soit belle, c'est... un mystère, un sentiment de bien être et de sécurité, oui, c'est cela un sentiment de sécurité. Pourquoi ? je ne saurai le dire. Illusion de touriste, ou réalité de la ville ? Je ne sais pas. Elle me fascine et en même temps je m'y sens chez moi.

Je me souviens quand j'étais petite mes parents m'avait offert un disque de Robert Charlebois, qui chantait "je reviendrai à Montréal". J'adorais cette chanson. Pourquoi ? Il y était question de l'hiver et des aurores boréales, que je n'ai pas vu. Mais peut être dans mon inconscient, quelque chose s'est gravé. C'est drôle de réaliser ses rêves de petites filles et de n'être même pas déçue, rire !

Je reviendrais à Montréal, oui, sans doute... J'espère...

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mercredi 15 juillet 2015

dixième et avant dernier jour Montréal

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Après avoir passé un petit moment en famille, la merveille et moi avons pris le pique-nique, la voiture et sommes montées sur le Mont Royal. De là on a une vue magnifique sur la ville. Le mont est une petite forêt, avec par endroit des prairies. Nous avons fait semblant de nous perdre dans les petits chemins. Nous avons contempler la ville. Nous avons mangé dans l'herbe en compagnie des écureuils et des corbeaux. La merveille a fait un cache-cache avec un écureuil, c'était très drôle.

Son plus grand demi-frère lui a offert plus tôt dans la matinée un diabolo, avec lequel elle s'est beaucoup amusée.

Nous avons écouté un joueur de flute traversière qui jouait une musique parfaite pour la sieste. Mais c'est notre dernier jour, demain soir nous rentrons, aussi nous voulions profiter encore et encore. Pas de sieste sur l'herbe donc.

Nous avons repris la voiture, direction le quartier Chinois puis le vieux Montréal. Nous avons connu les joies des embouteillages et des stationnements introuvables. Juste le temps de se promener un peu dans le quartier Chinois dont la merveille ne comprend pas pourquoi il y a un quartier spécial pour les Chinois et se demande si en Chine ils ont un quartier spéciale Amérique ou France . ça m'a fait rire et je n'ai su que répondre.

elle a grandi, murit, pendant ce voyage ! je vois la jeune fille se dessiner. Elle ne veut plus aussi facilement que je la filme ou que je la prenne en photo, je dois négocier son droit à l'image. C'est nouveau et je respecte ça. Ce matin, nous étions bien couverte car il y avait un vent frais mais nous avons croisé des gens en tee-shirt. Elle ma demandé si elle pouvait ôter son gilet parce qu'elle se sentait ridicule d'être trop couverte par rapport aux autres. Une conscience différente d'elle même, du regard des autres sur elle est en train de naitre. Et puis nous avons pris de bons fous rire aussi. j'adore ces moments de complicités, qu'on se fasse rire toute les deux ! c'est bon.

Je suis prête à rentrée en France. Quitter Les Escoumins c'était difficile, mais quitter Montréal. Pas de frustration, j'en ai profiter pleinement. Mais la merveille, elle, a trouvé que tout était passé trop vite, et regrette de devoir déjà rentrer. Je la comprend et je me dis que c'est le signe qu'elle a vévu et aimé pleinement son voyage.

Demain, il nous reste quelques heures avant de rejoindre l'aéroport ou nous devrons attendre, attendre, attendre... Avant de décoller vers la France.

Neuvième jour retour Montréal

Nous avons eu du mal à quitter notre chalet des Escoumins. La merveille ne voulait pas partir alors je lui ai dit "regarde tout bien, à fond, imprègne toi de chaque parcelle du paysage, du bruit des oiseaux, des vagues, de l'odeur de sel marin, pour bien te souvenir de tout et l'emporter avec toi" et c'est ce que nous avons fait, toutes les trois.

Puis nous avons pris la route, road trip, avec musique qui va bien. Les autoroutes sont gratuites, limitées à cent. De part et d'autre de la forêt, de la forêt et encore de la forêt, de temps en temps à l'approche d'une grande ville une zone commerciale. Parfois, étonnamment, juste à quelques mètres de l'autoroute, une belle maison.
Nous avons croisé des bikers sur des Harley Davidson, des camions comme on en voit qu'en Amérique du nord. Et oui, décidément tout est plus grand.

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Arrivées à Montréal, dans le même quartier, nouvel appartement, très beau, très grand. Demain, je serais en tête à tête avec la merveille tandis que la grande sera en tête à tête avec son grand demi frère. Puis jeudi, en fin de journée, se sera le retour vers la France...

En attendant, je vais me coucher. Suis crevée moi ;-)

mardi 14 juillet 2015

Lettre à François

Je suis venue dans ce pays avec tes filles, le pays de ton fils ainé qui se trouve être le pays de mon rêve d'enfant. Je suis venue ici avec elles parce que j'ai toujours su au fond de moi que la vie est belle et j'avais besoin de m'en re-souvenir et de le leur montrer.

Je me souviens, le jour de ton enterrement j'ai écrit ça : "je voudrais leur dire, n'oubliez pas que la vie est belle et l'amour en est la garant". Je savais déjà dans mon état de choc, que ce serait ça qui serait dur, se souvenir que la vie est belle...

j'ai eu si peur de ne pas réussir à m'en souvenir. Si peur de trainer avec moi la souffrance de ta perte jusqu'à la fin de mes jours et que ta mort m'ait volé ça aussi, le gout de vivre.

Mais, je suis dans ce pays, le Canada. Les baleines, font leur éternelle danse, j'ai ce bonheur d'y assister. La vie est là, partout autour de moi, plus que la vie, sa beauté m'entoure. Je la prend et je m'en gave !

Et je vais tenter autant possible, de me souvenir d'être là, dans chaque instant, comme je sais l'être ici. Parce que la vie est partout et si elle n'attend pas, elle ne demande qu'à se vivre...

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Huitième et derniers jours aux Escoumins

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Ce matin, après le petit déjeuné, crapahutage dans les rochers. Puis pour finir la matinée ensoleillée, bronzage sur la plage. Après le déjeuné, nous sommes allée à Tadoussac visiter le centre d'interprétation des mammifères marins. Nous y avons vu des squelettes qui ont fort impressionné la merveille. J'ai fait des photos mais elles ne sont pas encore chargées sur mon ordinateur. je ferais un album en rentrant.

Ensuite, nous avons écumé les boutiques souvenirs à la recherche des cartes postales et babioles à rapporter aux uns et aux autres. Puis nous avons gouter sur la plage face à la baie.
Là, j'ai laissé pour une demi heure les deux filles ensemble et je suis allée marché le long de la baie. Je me suis assise sur un rocher plat et chaud, j'ai regardé le paysage jusqu'à plus soif. Mon dernier jour ici, je voulais dire au revoir, pleinement, aussi intensément que ces quelques jours déjà passé.

Sur la route du retour, j'ai fait quelques détours. Arrêt sur un joli point de vue, un autre au bord d'un lac. Je n’arrêtai pas de me dire, voilà, c'est ça le Canada, le fleuve, la montagne, les forêts et les lacs, tout y est. Sauf les ours, rire ! Et les gens sont gentils ! On a toujours l'impression qu'on les connait depuis toujours. C'est tellement simple de se parler !

En rentrant au chalet, une belle surprise nous attendait. Le bal des baleines ! Toute la soirée, nous avons assisté a leur danse. Des rorquals encore pour commencer. Incroyablement près de la berge. On entendait leur souffle.
Elles ne montrent qu'une infime partie de leur corps immense, mais il y a dans cette oscillation une étrange fascination.
Je ne pouvais détourner mes yeux du spectacle. Une vrai féérie ! Puis, comme pour un bouquet finale, les bélugas sont apparus au loin. Taches blanches, immaculées, sur le bleu du fleuve. Ils ont fait leur défilé. ça a duré, duré, une danse infinie qui ne s'est arrêtée qu'avec la nuit.

Nous étions toutes les trois émues, moi sans aucun doute d'avantage que les autres. Mon cœur de petite fille s'est mis à battre très fort et quand ma fille m'a dit "merci maman pour ce voyage !" C'est comme si la petite fille que j'avais été me remerciait aussi.

C'était mon dernier soir près d'elles et j'ai eu droit à un adieu magnifique. je suis si reconnaissante de ce moment vécu. Si heureuse ! Si éblouie ! Je garde ça précieusement dans mon cœur. Et j'en laisse ici une trace indélébile. Là, à cet instant, ce soir là, si près des baleines, j'ai été heureuse !

lundi 13 juillet 2015

Septième Jour Les Escoumins Québec

Aujourd'hui c'était détente, farniente. La merveille à jouer sur la plage ce matin, dans les rochers et moi je suis restée allongée à écouter le vent, les oiseaux, à regarder le fleuve . j'ai eu la joie de voir un rorqual me faire signe à nouveau. Et j'ai pleuré un peu toute seule sur mon rocher. Je lâche prise. Toutes ces émotions accumulées, pas seulement depuis le voyage, depuis toujours ai je envie de dire. Parfois quand mon corps lâche prise, elles ressortent en larmes salés. Ce n'est pas grave, c'est de l'eau de vie, sans alcool, sourire...

L'après midi j'ai embarqué la merveille en ballade. On a exploré un nouveau chemin de rochers. Elle a trouvé un nouveau titre de livre pour notre aventure "Les chemins des aventurières". Elle adore crapahuter dans les rochers et je reconnais que moi, j'aime toujours ça aussi. En rentrant j'ai été prise d'un coup de fatigue ! Le grand air, les émotions, le lâcher prise. Je me suis sentie presque mal avant de réaliser que ce n'était que de la détente. Faut dire, ça fait longtemps hein que je n'ai pas lâché ! Mon corps était tout de langueur. Je n'avais plus de force du tout, plus rien, juste le besoin de m'allonger. La merveille a pris un livre et s'est installé sur le rockingchair chair, et moi je me suis assoupie sur le canapé. Une heure peut être...

Puis je me suis réveillée, elle est venue me faire un câlin sur le canapé et nous avons parlé. Le genre de conversation sérieuse sur la vie qu'elle affectionne en ce moment.

La grande est revenue de sa plage, nous avons joué au UNO pour faire plaisir à la petite puis nous avons diné.

Une journée de vacances banale somme toute qui pourrait avoir lieu n'importe ou. Sauf que je suis au canada et que tout ce qui m'entoure est beau. Je lâche, je lâche, je lâche et je vais dormir...

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dimanche 12 juillet 2015

Les baleines

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Ce pays est merveilleux, il a la douceur, la grâce, la beauté de ces baleines qui y passent et nous salut de leur chant. Je crois que j'ai été chaman indienne ici dans une autre vie, étrange sensation d'être rentrée à la maison alors que tout est si nouveau en même temps.

Je pourrai vous détailler cette journée, vous parler de l'accoutrement burlesque dont on nous a affublé pour monter sur le bateau, vous décrire l’appréhension de la grande qui n'aime pas être sur l'eau, l'impatience de la merveille. Vous décrire le bal des rorquals petits et communs, les petites tâches blanches que forment les bélugas sur l'horizon, les têtes de phoques sortis de l'eau tel des concierges de mer. Je pourrai et ça ne vous dirai rien. Il fallait y être pour éprouver cette émotion unique quand la nature se fait spectacle et qu'elle vous montre que vous lui appartenez.

Les baleines sont des danseuses, se sont elles les sirènes. De loin ou de près, ça n'a pas beaucoup d'importance, parce que je sens leur présence. Mon regard toujours appelé juste avant l'apparition, je ris, je cris là, là et la merveille suis mon doigt dans la seconde et s'exclame, "je vois !" Et les autres sur le bateau tournent leur appareil photographique toujours une seconde trop tard. (J'ai oublié le mien au chalet, acte manqué fort réussi. ça m'a permis de décider de ne pas en faire même avec mon téléphone.)

Quand le moteur du bateau se tait, au loin une légère brume nous donne la sensation de naviguer vers le pays des rêves. Les premiers dos de baleines apparaissent, oscillation infinie, danse océane. Tout est si calme. Mais je crois que le calme est surtout en moi, car j'entends bien à bord, un bébé pleurer, et d'autres gens parler. Mais c'est si calme.

Le voyage vers elles nous a bercé, la merveille s'est même endormi un moment. Elle savoure ce moment à sa façon. Je ris de sentir sa joie, son émerveillement. Elle ne sait pas encore vraiment la chance qu'elle a. Mais moi je le sais, c'est de mon age de le savoir.

Ce matin nous avons parlé de la mort de son papa, de ce que cela nous avait appris sur la vie. Je lui ai dit que les grands malheurs nous apprenaient quelques choses sur la vie et que moi j'avais appris de la mort de son père qu'il ne fallait pas attendre trop longtemps pour réaliser ses rêves et saisir l'occasion qui se présente. Peut être que s'il était vivant, nous ne serions jamais venu ici, cela serait resté un rêve, installé que nous étions dans notre vie. Mais le malheur de sa perte m'a réveillé. La vie est ainsi, c'est sa beauté et son paradoxe. Elle m'a écouté et elle m'a dit "Maman, je t'aime".

Son émotion à elle lui appartient, de même que l'émotion de la grande toute intérieure. Nous sommes ensembles mais nous sommes seules comme pour toutes les grandes émotions. Il faut que nous le soyons pour être entièrement tournées vers ces instants uniques. Plus tard, sur la terre ferme, et même peut être après la nuit, viendra le temps du partage.

Quand le bateau reprend le chemin du port, je verse une larme. Ce n'est pas l'adieu aux baleines mais la reconnaissance. Je pense " merci, dame nature, mère nature, de m'avoir accueillie en ton sein, de m'offrir ton spectacle. Tout peut être si beau et la beauté est un soin précieux. Merci, infiniment..." Une douce larme comme ce pays que j'aime et qui ne me quittera jamais même quand je reviendrais vers vous. J'emporte avec moi, inscrit dans mon cœur, tout ce qu'il m'a donné. Et mon cœur s'en trouve agrandit encore...

Ce texte est décousu et je ne veux pas le rapiécer. Il est ce qui devait sortir de moi pour aller vers vous. Je suis descendue du bateau il y a tout juste deux heures. J'écris face à la baie. Je lève les yeux, au loin un phoque vient de plonger. Je souris. Un oiseau vole au ras de l'eau, son reflet le suit. Je souris. La rive de l'autre côté du fleuve se distingue à peine tant elle est loin, et se confond avec le ciel. Je souris. Je pense à François, je souris. Je pense à l'avenir, je souris. C'est mon sourire que j’envoie vers vous tous qui me lisez depuis plus ou moins longtemps et qui avez reçu beaucoup de mes larmes. Mon sourire émue de femme vivante.

samedi 11 juillet 2015

Voyage vers les Escoumins

Ce matin nous avons quitter Québec après une dernière promenade dans la ville. Nous avons pris la route 138 qui longe le St Laurent un moment mais qui traverse aussi des forêts et des monts. L'émotion est montée de kilomètre en kilomètre mais curieusement cette fois est restée très intérieure.

Puis nous sommes arrivées au chalet. Comment vous dire... La magie, la beauté du lieu. Ici, je pourrai rester des mois à me prendre pour un grand écrivain. Le chalet est pourvu de grande baie vitrée qui donne sur la baie. La vue est à couper souffle.

Nous avons posé nos valises et la merveille a retrouvé son âme d'aventurière enthousiaste. Nous sommes allées crapahuter dans les rochers. Elle disait "Maman, ici c'est le paradis" ou encore " Merci maman !" On s'est fait des câlins en guettant pour voir si on ne voyait pas au loin apparaitre une baleine.

Puis nous sommes revenue vers le chalet.

Irrésistiblement attiré par la vue, mon regard ne cesse de se perdre dans l'horizon, quand soudain je la voie. Ma première Baleine, nous montre son dos et replonge, puis reviens caresser la surface de l'eau. J'appelle la merveille et la grande, elle a déjà replongé. Nous attendons. Une deuxième s'offre à nos regards. Le mien à 6 ans, quand j'ai essayé d'imaginer une baleine rentrer dans le préau de mon école. La merveille reste bouche bée ce qui est rare. La grande dit "oh mais c'est pas une baleine c'est tout petit". C'est un petit rorqual, qui gentiment s'annonce avec son souffle pour nous dire ou tourner nos regards. Puis plus rien, l'horizon blanchit, on ne peut plus distinguer le ciel de l'eau. La grande rentre dans le chalet. La merveille et moi restons là à contempler. Un son étrange, jamais entendu jusque là, nous parvient, doux et aigu, une musique en trois tons. Serait ce un chant de baleines ? Oui, je crois bien que oui.

C'est l'heure de faire à diner. Nous mangeons. La merveille va se coucher en me disant qu'elle va rêver des baleines cette nuit. Moi je ressors sur la terrasse du chalet. Il fait un peu froid, je mets ma polaire, je m'assois et je regarde. j'essaie de m’imprégner tellement de cette vue pour ne jamais l'oublier. Alors le bal des rorquals reprend. Je vois leur dos affleurer, j’entends leur souffle. Ils me disent bonsoir. Je les salut en pensée : "Merci. J'ai fait un long voyage pour vous rencontrer. Je suis heureuse. Demain, nous irons sur un bateau vous voir d'un peu plus près"

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vendredi 10 juillet 2015

Quatrième jour Québec

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Quelle belle journée c'était !

Ce matin promenade dans le vieux Québec, boutique souvenir, architecture ancienne (ne riez pas, Québec a tout de même 400 ans), nous étions bien, tranquilles. J'ai pu enfin faire quelques photos avec mon appareil photo et non pas avec mon tel, les piles ont finies par se charger. j'espère qu'elles tiendront la charge assez longtemps.

Après le déjeuné nous avons rencontré Carole, une amie virtuelle d'Akynou. Carole est simple, sincère, chaleureuse. Elle nous a fait la visite des points de vues sur le fleuve puis nous sommes allées chez elle, dans la banlieue. Là, c'est comme dans les séries américaines, les pavillons/villas, les pelouses magnifiques, mais surtout les arbres ! C'est calme, familiale, les enfants jouent au milieu de la route. Parfois on sent la mégalomanie dans les petites tours et les colonnes, parfois ce sont de petites maisons, toutes charmantes comme celle de Carole.

On a bu un verre dans le patio, assises sur la balancelle. On a parlé, de tout, de rien, de nos vies, un peu comme si on se connaissait depuis toujours. Je vous écrit et j'ai encore dans la tête la musique de son accent québécois, charmant, chantant et si tranquille.

Si un jour, j'ai l'occasion de revenir dans ce pays, je resterai plus longtemps pour prendre le temps de vivre un peu avec les gens d'ici.

Demain, nous reprenons la route en direction d'Escoumins ou nous séjournerons quatre jours.

jeudi 9 juillet 2015

Troisième jour Québec

Sur la route qui m'a mené de Montréal à Québec, il y a eu un instant, rien qu'à moi. La merveille à l'arrière un peu assoupie, la grande à mes côtés le casque sur les oreilles quand mon ipod a lancé Dust in th wind je me suis mise à pleurer. Voilà, ça y est, j'y suis, au Québec. Je l'ai réalisé ce rêve, avant de mourir, poussière dans le vent... ça n'a pas duré longtemps, juste le temps de la chanson. Une émotion de moi à moi, elles n'en n'ont rien vu, c'était très bien comme ça.

Nous sommes arrivées à Québec, fatiguées. La maison au plafond bas nous a paru un peu oppressante au début. nous avons mangé puis nous sommes allées faire des courses, la merveille allait mieux. Puis nous sommes allées marcher sur l'avenue St joseph, ses commerces, ses librairies, boulangeries, restaurants, bars. J'ai dit : ça te dirais pas une bière ? là, maintenant. Elle a dit oui (la grande hein, la petite est au jus de pomme) Nous sommes entrées dans ce bar, il y avait une tête d'élan accroché au mur, ça nous a fait rire. On a commandé une bière, un cidre et un jus de pomme. Quand les boissons sont arrivées, on a éclaté de rire. Un demi litre de bière, pas l'habitude. en France c'est une pinte je crois. Je l'ai bu, la grande m'a aidé un peu, le cidre canadien ne l'a pas convaincu. j'étais pompette, c’était drôle et agréable. On a pris des fous rire, pour rien, pour le plaisirs. c'était comme si le voyage commençait maintenant.

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Ici, il est maintenant pas loin de 21 heures. Tout le monde est couché. Je me suis faite au plafond bas et me sens bien, ici aussi. Tant que la merveille va bien, je me détends et je profite.

mercredi 8 juillet 2015

Deuxième jour à Montréal

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Quelle journée ! Après un réveil extrêmement matinal pour cause de décalage horaire. Merveille réveillée à 3h du mat heure locale, donc moi aussi vu que nous partageons la même chambre.

Matinée sympa, tranquille dans la maison, sur la terrasse en compagnie des écureuils. Vers 10h, le fils ainé de François passe nous prendre et nous partons à la découverte de la ville. Vers 12h, la merveille montre des signes de fatigue évident, se plaint d'avoir froid puis chaud. Je touche son front, elle est brulante. Nous décidons de rentrer à la maison. Je lui donne de l'advil, la fièvre descend à peine. Nous déjeunons.

Je passe l'après midi à angoisser. Que faire? Attendre, c'est peut être juste un coup de froid. Voir un médecin ? Ou ? Quand ? Comment ? En fin d'après midi je l'emmène dans ce qu'ils appellent ici une clinique, qui chez nous ressemble plutôt à un dispensaire. Nous attendons presque 2 heures, et nous avons de la chance. La visite me coute la modique somme de 130 dollars canadien (environ 90 euro) gloups !
La merveille se fait une infection de type angine. Le médecin prescrit un antibiotique. Elle devrait aller beaucoup mieux d'ici 48H

Demain nous prenons la route pour Québec, elle pourra dormir dans la voiture.

Malgré toutes ces angoisses liées au fait d'avoir son enfant malade dans un pays qu'on ne connait pas, je dois reconnaitre que tout le monde a été très gentils. Du fils de François à la personne qui nous loue sa maison, en passant par médecin et pharmacien. les gens sont d'une grande douceur ici. C'est étrange d'ailleurs de voir une si grande ville, sans percevoir l'agressivité, le stress, que l'on perçois à Paris par exemple. Il semble faire bon vivre à Montréal, comme ça, à première vu très rapide.

Les voyages ne se passent jamais comme prévu. j'avais pensé à plein de choses qui pourraient mal se passer, mais curieusement, je n'avais pas du tout pensé que la merveille pourrait être malade. Une autre façon de découvrir une ville ;-) L'essentiel, c'est qu'elle soit vite sur pied pour profiter au mieux de la suite du voyage...

mardi 7 juillet 2015

Premier jour à Montréal

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Première impression, c'est grand. Tout est grand. Les avenues, les buildings, les voitures, les camions. Ensuite, tout est simple. Des rues parallèles et perpendiculaires, on ne peut pas se perdre, c'est toujours tout droit.

Nous arrivons dans une jolie maison, toute en étage, assez typique pour le quartier. Une terrasse, un petit jardin avec un arbre immense et des écureuils.

La merveille est épuisée par le voyage, elle s'extasie mollement. Moi je suis sur-excitée. La fatigue du voyage, l'euphorire de l'arrivée.
Prendre la voiture de location après 7h d'avion, s'apercevoir que c'est une boite automatique, rire. Sortir le manuel, juste pour être sure et puis démarrer, se lancer sur ces routes inconnues, guider par un gps de téléphone. Se faire klaxonner parce que je roule lentement. Mes yeux ne s'habituent pas. voilà, ça y est j'y suis.

Le plus étrange me dira la grande, c'est qu'il parle Français et que les panneaux sont tous écrits en Français. c'est si différent par ailleurs.

Je suis allée toute seule faire quelques courses. Je me régale des voix et de leur accent. Je remercie la caissière qui me répond "c'est un plaisir": Dépaysement LOL

Ici, il est 19h39, en France il est 1h39 du matin ce qui veut dire que je suis éveillée depuis 20 heures environ.

Allez au dodo, demain l'aventure continue !