Carnets de brouillons

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lundi 11 avril 2016

Au revoir

Depuis ce dimanche de Pâques je n'écris plus ici.

Aujourd'hui, en promenant le chien, j'ai pensé que j'aimerai clôturer ce blog. Ce blog que François a ouvert pour moi. Fermer ce livre. La suite c'est ailleurs que j'ai envie de l'écrire et d'abord envie de la vivre. Je ne le fais pas, parce que : parait que y a des gens qui me lisent ici et à qui ça fait du bien, ce dont je témoigne.
Alors je laisse le livre accessible, comme j'ai fait pour le blog "fais pas ta maligne".

Reste mon blog pro que je pourrai peut être faire vivre d'avantage... Et puis si l'envie me revient d'écrire sur un blog, j'en ouvrirai un autre, un tout neuf, pour la toute neuve Luce, celle qui est en train de faire sa mue, laisser sa peau de veuve pour sa peau neuve. On verra bien...

Au revoir et merci...

dimanche 27 mars 2016

Nous

Ella Fitzgerald & Louis Armstrong: Dream A Little Dream Of Me

Un dimanche de Pâques, la merveille a fait sa chasse aux œufs dans toute la maison avec sa sœur et l'amoureux de celle-ci. Puis elle s'est gavée de chocolat. Un dimanche en famille heureux et tranquille. Je me sens bien, je crois.
Cette chanson passe sur mon ordinateur, je ne sais pas pourquoi, ça se fait sans moi. Je me vois dans les bras de François en train de danser un bon vieux slow, comme on le faisait parfois. J'en ai la sensation physique, cette complicité, cette douceur, cette tendresse qui nous unissait... Des larmes douces amères coulent le long de mes joues. C'est comme ça. ça arrive, ça prévient pas.

Le charme des fêtes familiale sans doute... Avec cet absent béant. Il me manque... ça me manque... Nous.

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samedi 26 mars 2016

Bonheur, l'heure d'être

Mes bonheurs ces derniers temps:

Des aventures
Des expériences
Des instants volés
Des apprentissages
Des questions, beaucoup

Des réapparitions
Des petits pas de géante
De la dispersion
De la douceur
Des doutes, souvent

Des envies
Des désirs
Des rêves
Des fantasmes
Des peurs, parfois

De la vie encore
De la vie toujours
Demain, c'est l'heure d'été
L'heure d'être
L'instant, ce présent.

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photo gilsoub

mardi 15 mars 2016

Tout va bien

Ce matin j'ai fait quelque chose que je n'avais pas fait depuis longtemps. Je suis allée pleurer un bon coup au bord de la Loire.

Pourquoi ce matin ?

ça remonte à vendredi, l'émotion qui remonte par le corps. Depuis je la sens qui traine en moi. Ce matin j'avais rendez-vous avec ma psy, j'ai pas mal pleuré pendant la séance. C'est le seul espace ou je me l'autorise vraiment. Parce qu'il y a deux "moi" en ce moment. Celle qui souffre et qui a peur et celle qui dit :"c'est bon maintenant ! avance!" Alors j'avance. Je bouscule ma vie. Je prend un chien par exemple. Je tente de nouvelles expériences. Je m'implique, je m'engage, je m'ouvre à l'extérieur. Je me fais un peu violence parfois, d'autres fois je m'y précipite comme un grand besoin d'air.

C'est toujours par le corps que celle qui souffre arrive. Le corps, cet outil de la vie, j'ai tellement peur qu'il me lâche. J'ai tellement peur de mourir, pas tant de perdre la vie que d'abandonner la merveille, que de la trahir d'une certaine façon. Je porte encore en moi ce qu'elle m'a dit un jour: "maman, je voudrais que tu vives longtemps, je voudrais que mes enfants te connaissent". Elle avait cinq ans, quand elle m'a dit ça. Je ne lui ai pas promis de vivre mais je lui ai promis de faire de mon mieux, de prendre soin de moi le mieux possible.

Mais, depuis la mort de François, mon corps s'exprime par de multiples petits bobos successifs. Chaque fois, ça réveille ma peur de mourir. Chaque fois, j'en passe par l'effondrement avant de remonter la pente. Face à mes peurs j'ai toujours fait appel à ma réflexion et à ma compréhension pour me rassurer. Et quand j'y parviens, c'est efficace. La peur se dissout quand je comprend ce qui se joue. Mais je ne parle pas le langage de mon corps. Ou alors, les réponses ne lui suffisent pas. Le stress est la réponse des médecins le plus souvent. ça me ferait rire si ça ne me mettait pas en colère. Ce n'est pas une réponse suffisante. J'aimerai, au fond, qu'une porte s'ouvre, qu'un nouvel éclairage apparaisse, une clé qui me permettrait de comprendre et de désamorcer. Mais si ce chemin là est celui de mon esprit, il n'est pas celui de mon corps. Peut-être que je veux trop le maitriser. Peut être que je devrai accepter de le laisser bosser sans moi, après tout, les symptômes que j'éprouve ne sont pas grave, juste chiant, et encore, ils sont chiants parce que je leur laisse prendre beaucoup de place. Difficile de trouver l'équilibre entre je ne l'écoute pas et je l'écoute trop. L'écouter, prendre soin, mais se souvenir que ce n'est pas grave. Peut être qu'il a besoin de tout ces symptômes pour se soigner, peut être que c'est juste le signe qu'il fait son boulot. Après tout la cicatrisation, ça démange... Tiens c'est drôle, c'est justement ça mon dernier symptôme, démangeaison du visage, particulièrement autour des yeux... Tout va bien... Tout va bien...

vendredi 11 mars 2016

Le bonheur de donner

J'ai un peu lâché les petits bonheurs ces derniers jours, ce n'est pas tant qu'ils en manquent mais plutôt qu'ils sont toujours un peu les mêmes. On le savait tous en commençant cette série que le renouvellement ne serait pas évident.

Mais là je vais vous parler d'un grand bonheur qu'on peut procurer pour pas grand chose.

Deux de mes amies se sont sérieusement penchées sur une façon de voyager autrement. Elles appellent cela "l'éco tourisme". Mais elles en parlent tellement mieux que moi, vous pouvez allez visiter leur site, il y a des petites vidéos très agréables à regarder, des articles intéressant à y lire qui expliquent simplement leur démarche.

Leur prochain projet c'est d'aller au Népal pour aider des enfants à être scolarisé. Pour cela, il faut 2500 euro. Si on s'y met à plein de gens, c'est vraiment pas grand chose pour nous, mais là-bas ça veut dire, une salle de classe équipée et quelques fournitures. Tout est expliqué sur le site que je vous ai mis en lien. Chacun peut y participer à la hauteur de ces moyens.

Pourquoi ce projet là me direz vous ? Parce que je les connais, parce que je les vois construire ce projet depuis le début, parce qu'elles ont un enthousiasme communicatif, et qu'elles le font comme elles sont, avec simplicité, énergie, et surtout humanité.

Alors disons que mon bonheur du jour, c'est de faire ma part (celle du colibri) dans ce magnifique projet et s'il pouvait être contagieux il en serait encore plus grand !

lundi 7 mars 2016

Les bonheurs du week-end

Ce week-end

Stage danse contemporaine
Soirée super glande devant "The Voice"
thé amicale
Bon bain chaud
Promenade avec le chien

Courbatures
rêve de massages...

Un bon week-end quoi...

vendredi 4 mars 2016

Le bonheur d'être vivante

Ces derniers jours

D'abord bien sur j'ai eu la visite de Moukmouk, pendant deux jours avec en prime un diner avec ma sœur Akynou. Deviné quoi ! On a beaucoup parler chien, mais pas seulement. On s'est raconté nos histoires, entre gens qui aiment écrire, il y avait de quoi faire. Et puis il est reparti vers de nouvelles aventures et moi vers le miennes.

Je m'habitue tout doucement à la présence du chien dans notre vie, la merveille cherche encore comment aborder cette grosse bête, elle s'essaie à l'autorité, avec quelques débuts de succès. C'est une bonne pâte dans l'ensemble.

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Mais il fait la chasse aux chats dans le jardin et saute parfois si haut que je le crois capable de passer par dessus le mur. Comme c'est un fugueur, pas de jardin sans surveillance.

J'ai fait des kilomètres à pieds cette semaine, 2 heures lundi, 1h mardi, 2h mercredi, 2h30 jeudi, 1h aujourd'hui. Il rempli bien son rôle de me pousser dehors. Je vais avoir une de ces formes !

Et sinon ? J'avance à mon rythme, mais j'avance toujours. La vie est mouvement et la mienne se trouve bien rempli depuis ce début d'année. Il y a parfois de l'anxiété, mais quand on a connu l'angoisse, ce n'est pas grand chose, l'anxiété. L'anxiété de cette vie que je bouscule, de cette carapace que je fendille, accompagnée, étrange paradoxe, d'une vraie confiance en ma capacité à vivre, à faire face. Il y a parfois des grandes joies et des petits bonheurs, une vie d'émotions, je suis vivante, cela en soi est un bonheur...

mercredi 2 mars 2016

Le bonheur d'un spectacle

Hier...

Je suis allée voir Pietragalla danser dans sa dernière création : "Je t'ai rencontré par hasard".

Teaser

C'était... Beau, sensible, drôle parfois. Elle et son partenaire explorent le couple, la rencontre amoureuse, dans son côté grandiose comme dans son aspect petit. Ils y traversent les clichés inévitables avec humour et nous touche d'une tendresse infinie. Ils sont intemporels et tragiques, contemporains et passionnés.

Le spectacle est semé d'incontournable référence. Extrait de "Phèdre"de Racine, un pur bonheur pour moi qui rêve depuis si longtemps de voir danser le texte de Racine, qui a toujours trouvé qu'il était à la fois musique et animal et qu'il avait besoin du corps pour donner toute sa puissance. Le Stabat mater, je crois bien que c'était celui de Pergolese, magnifique... La vie en Rose et d'autres encore moderne ou classique. Et puis du son qui évoque le temps, le souffle, la respiration, l'inspiration.

Ils sont magnifiques tout les deux, sublimé par la lumière qui révèle encore d'avantage leurs corps sculptés, ils se font statuts grecques parfois, ou personnage sorti d'un tableau de Michel Ange.

Tant d'images, d'évocations, de poésies... Je me suis trouvés émue plusieurs fois, touchée, attendrie, et le sentiment souvent que c'est "juste". Cette sorte de justesse définie par la délicatesse, la finesse de l'exploration émotionnelle.

Et par dessus tout, c'est populaire. Ce mot que j'aime et que je défend. Qui veut dire que ça parle à tout le monde. Qu'on a pas besoin d'avoir étudié la danse et ses concepts pour recevoir ce qui est offert. Cette sorte de simplicité, de décontraction, qui nous dit "eh ! venez ! on va faire un petit voyage en dansant tous ensemble". TOUS ENSEMBLE, on ne laissera personne sur le côté, on n’exclura personne. La beauté accessible n'en est pas moins sublime au contraire !

Elle me plait "Pietragalla", elle n'est pas snob. Quand on pense à son parcours, elle aurait pu le devenir. Mais non, elle danse la vie et c'est un joli cadeau.

lundi 29 février 2016

Le bonheur avec Starck

Voilà deux jours que nous avons adopté ce chien que je vous ai déjà présenté. Il a changé de nom. "Starsky" c'est trop pénible à dire ! J'ai raccourci, ça donne "Starck" ça évoque pour moi un célèbre designer, mais ça évoque pour d'autres l'emblème de la famille du nord dans "Games of Thrones" ou encore l'acteur qui joue "Iron man". Bref que des références qui lui vont assez bien. Donc voilà notre Chien s'appelle "Starck".

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Nous avons déjà à notre actif deux longues ballades en laisse. Il tire de moins en moins. Ce matin j'ai emmené la merveille à l'école avec lui et je suis partie pour une heure trente de promenade. Il a croisé d'autres chiens et a semblé avenant, joueur. Bon signe. Je ne sens jamais d'agressivité chez lui. Beaucoup de curiosités par contre !
En rentrant on a fini dans le jardin ou il a pu finir de se défouler en se faisant des longueurs, rire ! On a joué, faut vraiment que je lui achète des jouets adaptés. Il est super sage à la maison. Je ne l'ai toujours pas entendu aboyer une seule fois. Cette nuit aucune bêtise, il n'a rien mâchouillé. Mais je le soupçonne d'avoir essayé le canapé, vu les poils que j'y ai retrouvé ce matin. Enfin, quand je suis là, il n'a pas le droit d'y monter et il s'y tient bien.
Il a coursé le chat dans le jardin hier, mais aussi, ce dernier s'est sauvé au lieu de resté en haut sur son mur, il ressemblait vraiment à un lapin. Mais il a été plus rapide que le chien et à grimper dans un arbre du voisin. Il n'est rentré à la maison qu'hier soir. Dans la maison, ils se répartissent les étages. Tout en haut c'est réservé au chat, le chien n'a pas le droit d'y monter. Pour les deux autres étages, ils alternent et évitent de se croiser dans l'escalier.
D'ailleurs, Starck s'est familiarisé avec les escaliers pour descendre au jardin. Le premier jour il en avait peur, il a fallu que je l'aide à descendre et à monter. Mais aujourd'hui c'est bon, il y a va tout seul. Il aime bien la compagnie. Il nous suit d'un étage à l'autre, mais le rez de chaussée semble avoir sa préférence. C'est plus près de la sortie pour aller faire une ballade, je pense que c'est pour ça, sourire...

Il a l'air de se faire très bien à sa nouvelle vie et la merveille et moi le regardons ébahis, en répétant : " on a un chien"
ça prend de la place, pas tant dans la maison que dans l'esprit. Je l'observe souvent. Il me fait rire souvent. Il a une façon de dresser les oreilles et de pencher la tête tout à fait craquante. Il est sensible à la musique, quand la merveille se met au piano, il chante un peu et s'approche tout près. ça la fait beaucoup rire. On n'a pas encore testé la clarinette, c'est pour tout à l'heure.

Bref, on a un chien. Pour de vrai. ça me parait toujours dingue. Mais je me dis que j'ai trouver une perle.

Vous pouvez retrouver les autres textes sur les petits bonheurs ici

dimanche 28 février 2016

Le bonheur d'avoir un nouveau copain

Hier...

La grande était en visite pour le spectacle de danse de sa sœur et elle est restée jusqu'au week-end. J'ai pensé que c'était le bon moment pour aller à la SPA, avec la merveille. Nous ne lui avons pas dit ou nous allions. C'était une surprise. Sur le trajet en voiture, elle cherchait des indices :
-On va visiter un Château ?
-Non
-C'est loin ?
- Un peu, pas très
- J'y suis déjà aller ?
- Non
etc.
A l'intersection avant d'arriver, j'ai marqué une pause et je lui ai demandé de lire les panneaux de signalisation. Elle a lu sagement "SPA", soudain elle a compris. Elle n'en revenait pas. "On va à la SPA ? On va chercher un chien "
J'ai dit : " On va voir, déjà, on va se renseigner en fonction de ce qu'on cherche et si on a un coup de cœur on le prendra, sinon, on attendra et on reviendra, mais oui, la décision est enfin prise, on va avoir un chien."

Et puis après avoir un peu parlé à l'accueil avec la personne qui était là, il nous a conseillé déjà de faire un tour du chenil et de revenir vers lui après.

Nous voilà donc toutes les trois à longer ses cages/boxes, ça aboient beaucoup, ça sautent contre les grillages. Et puis dans la deuxième allée il y a lui.

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Il n'aboie pas, il ne saute pas. Il s'est collé contre la grille d'un air de dire "caressez-moi". Il a un regard de bon gros chien gentil. Et je sens que déjà je craque. Il a deux ans, il a un nom pas terrible mais marrant "Starsky". C'est un croisé husky avec on ne sait pas quoi. Il est assez grand et puissant, mais il est tellement doux. C'est tout à fait un comme ça que j'imaginais. La merveille craque et ne réalise pas. "On va le prendre ? On va avoir un chien ?" - "Je ne sais pas, qu'est ce que tu en penses?" -"On le prend !"

On est retourné à l'accueil, on appris qu'il était là depuis un an, beaucoup de gens ont semblé intéressé, on demandé à réfléchir et ne sont jamais revenus. Il impressionne. Il a été abandonné parce que quand c'est petit c'est mignon et puis après c'est trop grand.

On a été le promener. Tout excité il a tiré pas mal sur la laisse. Mais hier soir, quand je suis allée le promener toute seule, il a été cool. Il est monté en voiture sans problème et il a été super calme dans la voiture. Depuis qu'il est à la maison, je ne l'ai pas entendu aboyer. Il est très câlin, calme. Il dort à mes pieds en ce moment même. Il a passé la nuit au rez de chaussée. Ce matin il avait mâchouillé un stylo qui trainait sur la table basse et déchiré un mouchoir. Va falloir lui procurer un os à rogner.

A son réveil, la merveille est descendue direct et à passé une heure toute seule avec lui. Elle m'a tout raconté. Il a été super.

Ni elle, ni moi ne réalisons bien que ben voilà, ça y est, la famille s'est agrandi d'un chien. On apprend à se connaitre. Je suis dans un étrange état, contente et un peu effrayé aussi, de je ne sais quoi, la responsabilité peut être... Mais je vais m'habituer.

Et je me dis au fond que ça va être cool et qu'on va avoir beaucoup de bonheur avec ce copain là.

Vous pouvez retrouver les autres textes sur les petits bonheurs ici

Et ceci est le 300ème billet publié sur ce blog, et beh ! ça en fait !

vendredi 26 février 2016

Le bonheur de la merveille

Hier...

La merveille a fait son premier spectacle danse classique, avec le conservatoire. Le tout à la mairie, dans la salle des fêtes aux dorures et peintures suffisamment impressionnantes pour lui laisser un souvenir impérissable. Évidemment, mon petit cœur de mère a fondu de tendresse, à bondi de fierté. Elle était si gracieuse et elle avait un sourire si épanoui , c'était si touchant et si beau à voir.

En sortant, il faisait nuit, elle dansait encore devant moi en chantant "je suis trop contente !"

C'est une chose incroyablement forte de voir son enfant s'épanouir dans sa passion et je deviendrais tigresse contre qui oserai freiner son ardeur, négliger sa passion, diminuer son plaisir (il y en a toujours des adultes pour empêcher un enfant de vivre son rêve). C'est une telle chance pour elle, d'avoir trouver cet espace ou elle le dit elle même "elle ne pense plus à rien, seulement à danser".

Vous pouvez retrouver les autres textes sur les petits bonheurs ici

mercredi 24 février 2016

Le bonheur... Chut...

Tout les petits bonheurs ne peuvent se dire ici, aussi, je m'y tais.
C'est que j'écris ailleurs, une nouvelle histoire, en secret.
Je ne veux rien dire de l'intrigue, rien des personnages qui la composent, je veux juste dire qu'elle est en train de naitre et me procure beaucoup de petits et grands bonheurs.
Elle est le signe de la vie qui revient, le signe que je me retrouve.
Mais chut !
Je ne veux rien en dire, mais qu'est ce que j'en souris...

lundi 22 février 2016

Bonheur du week-end

Ce week-end

Samedi
doux moments partagés avec la merveille
Retrouver son bavardage
ses câlins, ses déclarations d'amour
Avoir du temps pour rêver

Passer de longues heures au téléphone avec des amies
Beaucoup à partager, rassurer, écouter, raconter
Et rire toujours de nous surtout
Se réjouir du bonheur de l'une
Laisser son cœur sourire sous la chaleur de l'amitié

Dimanche
Visite d'une grande sœur Parisienne
Bavardage de frangines jusque tard le soir
Raconter nos vies passées depuis la dernière fois
Plus d'un an déjà

Comme le temps passe
Tant de chemins parcourus
d'émotions traversées
On oublie la densité de la vie
Et pourtant...

Vous pouvez retrouver les autres textes sur les petits bonheurs ici

vendredi 19 février 2016

Le bonheur des vacances

Hier...

Nous sommes allés, mon pote Gilsoub et moi même diner au restaurant où sont exposées ses photos. Et bien, ça le fait grave ! Pour ne rien gâter, tout ce que nous avons mangé était un pur délice ! Bref, plein les mirettes et plein le palais, du bon et du beau, que demander de plus pour un petit bonheur du jour. J'en profite pour remercier au passage, Gilsoub pour son accueil chaleureux et cool ainsi que son frère qui fait des merveilles en cuisine et leur maman qui est un amour. Je remercie aussi, tous les amis retrouvés, c'était du vrai grand bonheur de vous voir.

Ma semaine Parisienne est finie, elle a bien rempli son rôle de vacances, j'ai fait de magnifiques ballades sous le soleil Parisien, sans souci, sans personne à m'occuper, sauf de moi. Et ça c'est un vrai bonheur, rare et d'autant plus précieux ! Aujourd'hui, j'ai eu celui de retrouver ma fille, en pleine forme, avec des milliards de choses à raconter et des milliers de câlins à rattraper, je remercie Chantal aussi de permettre cela.

Et puis... C'est tout... Je n'en dirai pas plus...

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jeudi 18 février 2016

Moukmouk

Hier...

Gilsoub a eu l’extrême gentillesse de lancer l'idée d'un Paris Carnet spécial pour ma venue. J'ai ainsi eu le plaisir de revoir quelques personnes que je n'avais pas revu depuis longtemps. Il y avait Kozlika et Franck (et son fils, mon dieu qu'il a grandi), que François aimait beaucoup, il y avait Cunégonde, Gilda, bladsurb, Gilsoub bien sur et moi même.

Et la cerise monumentale sur le gâteau, c'était la présence encore plus exceptionnelle que ma venue à Paris, celle de Moukmouk, notre si cher Ours, réapparut depuis peu sur la toile.

Que je vous explique un peu. Moukmouk est un Ours du Québec qui vit au milieu d'une forêt toute petite, comme elles le sont là-bas. Il a le don de raconter de merveilleuses histoires où ces amis les animaux ont un rôle toujours très importants.

Il y a 10 ans de cela, grâce à ma grande sœur, Moukmouk a débarqué sur mon blog et comme il est généreux, il s'est pris d'affection pour moi. J'étais alors enceinte de la merveille. Il m'envoyait des histoires d'amies à lui, les baleines, qui parait-il, lui parlait de moi et de mon enfant à naitre. C'était magique. Il ne savait pas que depuis toute enfant, je rêvais de leur rendre visite, aux baleines (je l'ai fait depuis).

Moukmouk est un ours un peu sorcier. Il est exactement comme il écrit. Chaud et doux comme un doudou, à lui tout seul un conte pour enfant, de ceux qui donne de jolis rêves. Je crois que ma merveille l'adorerait, et qu'il aurait mille histoires à lui raconter !

Alors bien sur, c'était mon grand bonheur d'hier...

Autre bonheur, celui là tout différent, ma promenade au Musée d'Orsay, pleine d'émotions...

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Sculpture inspirée d'un poème d'André Chénier

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Un vaisseau la portait aux bords de Camarine, là, l'hymen, les chansons, les flûtes, lentement, devaient la reconduire au seuil de son amant (André Chénier)

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mercredi 17 février 2016

Sacrip'Anne

Hier...

Hier J'ai revu Sacrip'Anne. Mais je l'avais quitté la veille en fait, car c'était avant hier que son fils avait quelques mois à peine, et juste la veille de la veille qu'elle le mettait au monde, et à peine quelques jours plus tôt qu'elle rencontrait son enchanteur, et aller quoi une semaine peut être, que nous mettions au monde nos filles respectives, un mois a tout casser qu'on se connait !

C'est ça, la vrai amitié. C'est ce lien qui courre le long de nos vies malgré les distances et le temps qui filent à toute vitesse.

Quand je pense à Sacrip'Anne, je pense à son sourire toujours, je sais bien que sa vie n'est pas un conte de fée, mais c'est sa générosité à elle, elle sourit au monde. Il ne doit y avoir que son enchanteur pour connaitre un autre visage d'elle. Cet autre visage, je le perçois dans ses mots, écrits ou dit, on sait que parfois, elle aussi, comme tout le monde, elle en chie, mais ce sourire de Sacrip'Anne, c'est son cœur qu'elle vous offre et il est grand.

J'imagine qu'il doit y avoir des gens qui ne l'aime pas, à mon avis ils sont fous ! Comment ne pas l'aimer ? Généreuse, fidèle, drôle à se taper le cul par terre, chaleureuse... Je ne vois pas comment on pourrait lui résister, elle fait parti des gens qui sont facile à aimer.

Elle est dans ma vie depuis si longtemps qu'elle m'a vu traverser des pans entier de mon existence. Grâce à cette chose étrange et indécente que je fais de livrer sur mon blog des choses intimes. C'est que je sais que c'est l'intimité partagé qui crée des liens, et créer des liens c'est ma vrai passion ;-)

Alors Sacrip'Anne, elle a connu ma solitude avant François et ma peur de ne pouvoir jamais avoir d'enfants, elle était là quand j'ai rencontré mon grand amour, elle était là quand j'ai annoncé que nous allions lui et moi devenir les parents d'une merveille et elle s'est réjouit pour moi de ce grand bonheur qui me tombait dessus. Elle était là aussi quand François est tombé malade et j'ai senti toute son empathie. Là quand nous nous sommes mariés, avec ses ailes d'anges fushias et son nez de clown, pour dire "merde" avec nous, à la mort. Là quand il est mort, à m'offrir ce rouleau de papier contenant tous les témoignages et hommage rendu à François sur la toile, que nous avons jeté avec les fleurs sur sa tombe, qu'il parte avec tout l'amour qu'il avait sût générer et dont il ne se rendait pas compte. Elle était là quand je pleurai, là quand je me battais et là hier encore à me voir heureuse d'être en vie, toujours debout.
Là, quelque part, autour d'un thé, au détour d'un commentaire déposé ici, au bout du téléphone, chez moi, chez elle, elle m'a tendu en riant des tonnes de verres d'eau pour me faire rire dans mes larmes, elle a écouté mes cheminements vers la vie, elle m'a fait partager les siens.

Vous l'aurez compris, c'était un grand bonheur de partager ce déjeuner avec elle hier...

Vous pouvez retrouver les autres textes sur les petits bonheurs ici

mardi 16 février 2016

Spotlignt

J'ai vu Spotlight au cinéma, quand était-ce déjà ? Dimanche, oui, c'est cela. Je conseille plus que vivement ce très beau film.

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Le pitch dit : "Adapté de faits réels, Spotlight retrace la fascinante enquête du Boston Globe – couronnée par le prix Pulitzer – qui a mis à jour un scandale sans précédent au sein de l’Eglise Catholique. Une équipe de journalistes d’investigation, baptisée Spotlight, a enquêté pendant 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels au sein d’une des institutions les plus anciennes et les plus respectées au monde. L’enquête révèlera que L’Eglise Catholique a protégé pendant des décennies les personnalités religieuses, juridiques et politiques les plus en vue de Boston, et déclenchera par la suite une vague de révélations dans le monde entier."

Mais ce que le pitch ne dit pas se sont les questions que le film posent qui sont, je pense, essentielles, notamment la responsabilité individuelle et collective dans le déni de la souffrance de tous ces enfants violés. Le film rend compte de cette réalité. Alors bien-sur, vous n'aurez peut être pas envie de vous confronter à cette horreur, la vie est déjà si dure n'est ce pas, et c'est ainsi que commence le déni, comme une réaction pour se protéger soi d'abord, de la vision insoutenable que cela nous évoque, car bien sur dans le film rien n'est montré, quelque témoignages de victimes après les faits, mais ce sont bien les visions que le récit provoque qui par rebond provoque le réflexe du déni. On se protège soi, on se protège entre soi, on protège la ville, on protège l'église, de l'infiniment intime à l'infiniment universel, tout le monde se protège et tout le monde oublie au passage de protéger les enfants violés.

Ce film m'a bouleversée. Il a réveillé ma colère et ma volonté d'être parmi ceux qui ne se taisent pas.

Je m'étais faite à l'idée, que c'était tellement violent à recevoir, que c'était une histoire dont personne ne voulait, que c'était une violence et une responsabilité que d'en infliger le récit aux autres. J'avais, à force de silences en réponse, ou pire d'agressions, renoncé à raconter. J'avais, après des années a essayer de parler, de faire entendre ma voix de témoin, j'avais baissé les bras, tourné la page. Ce film m'a rappelé une chose très importante, c'est que ça continue. D'autres enfants sont victimes de viols, d'inceste, tout ces mots tabous qui effraient. Et le déni est toujours au rendez-vous de cette horreur, infligeant sa double peine.

Allez voir ce film, ce n'est qu'un film après tout. Vous vous en remettrez. Et parlez, parlez, parlez, jusqu'à ce que la protection bascule enfin du côté des victimes !

lundi 15 février 2016

Gilsoub

Le bonheur du jour

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Debarqué chez Gilsoub, bien mangé, bien parlé...

Et c'est pas fini !

PS : Je n'ai pas le don d'ubiquité, je suis bien à Paris; si vous voulez m'y voir, rendez-vous mercredi

Vous pouvez retrouver les autres textes sur les petits bonheurs ici

dimanche 14 février 2016

Le bonheur d'être là

Hier...

Ma mélodie de petits bonheurs

Une tranquille hâte
Des émotions assumées
Des échanges légers
Des échanges profond
Des rires et une chanson
Dont le refrain m'entête
Mon voyage intérieure
Baudelaire

Un rayon de soleil
Le bruit du vent
Un repas partagé
Des sourires à moi même
Des pensées, des images
Des désirs, de la vie
Une joie sereine
Verlaine

Et ce petit quelque chose qui se construit
Cette conscience de moi
Je suis debout, je suis là.
Qu'est ce qui pourrait bien m'arriver ?
J'ai survécu a tout.

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Photo Gilsoub

Vous pouvez retrouver les autres textes sur les petits bonheurs ici

samedi 13 février 2016

Le bonheur du phoenix

Hier...

La merveille a dansé et je l'ai regardé. Petit spectacle de fin de stage.
Je l'ai vu mâchouiller sa langue quand elle avait besoin de se concentrer et son visage s'éclairer quand elle avait un vrai plaisir à faire un mouvement. Je l'ai trouvée merveilleuse évidement.
Ma merveille manque de confiance en elle. Je le vois bien. Quand elle danse à la maison et que je l'observe, quand elle ne danse rien que pour elle, elle est incroyable, d'aisance et de grâce mais quand elle est sur scène pour un spectacle, l'envie de bien faire, l'application qu'elle y met, la pression qu'elle se met, éteignent quelque peu ce que je sais d'elle.
Hier, c'était touchant ces allers retours entre le plaisir retrouvé, son rayonnement et la crainte qui soudain l'efface quelque peu.

En la regardant danser je me disais :"on transmet véritablement ce qu'on est, on peut tenir tous les discours que l'on veut, ce qui s'ancre c'est ce qu'on est". Elle n'est pas moi, elle est bien elle-même, mais je reconnais en elle non pas l'enfant que j'étais mais bien la femme que je suis depuis la mort de son père. Mes propres allers retours entre la peur de vivre et la confiance en la vie. Mon propre équilibre, ma propre confiance en moi, ma capacité au bonheur sont une responsabilité que j'ai aussi vis à vis d'elle.

Le soir venu, la maison s'est remplie. Deux amies, une de mes sœurs, une des sœurs de François venu chercher la merveille pour les vacances, étaient là, autour de la table pour le repas. Une tablée de femmes comme souvent chez moi. Des univers qui se croisent comme souvent chez moi. Nous avons parlé beaucoup. C'était joyeux, profond, bienveillant.

Et tout le long de cette journée, une petite flamme intérieure, mon réveil à moi même. Je veille sur elle. Je suis un phœnix qui renait de ses cendres...

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