Ay Carméla de José Sanchi Sinisterra.

Pour ceux qui n'auraient pas eu l'occasion de lire le texte, quelques mots sur la situation :

Pendant la guerre civile espagnole, des artistes de variétés, saltimbanques, vont de villes en villages proposer leur spectacle. Ils tombent sans le vouloir dans les lignes Franquistes et sont contraint de jouer leur spectacle pour des prisonniers qui vont êtres fusillé. Mélange d'onirisme, d'humour et d'horreur, ce texte met en exergue les problématiques de la conscience, du courage, de la naïveté, de la lacheté. Profondément humain.

Création 1999. Compagnie Vis Fabula.

En 1998, je travaille au sein d’une compagnie de Nice. J’y suis depuis trois ans. Je rencontre dans cette compagnie Cédric Revollon qui me sollicite pour réaliser la mise en scène De Ay Carméla avec une comédienne Emilie Jobin. Cette proposition arrive à point nommé dans mon parcours. J’ai depuis quelque temps l’envie de mettre en scène, motivée par le sentiment aigüe que je saurais diriger des comédiens… A la première lecture, le texte de Sinisterra ne me convainc pas. Je suis attirée par des textes plus littéraires. Mais les personnages et la situation me paraissent très forts. Je relis plusieurs fois le texte et commence à en sentir la richesse, l’équilibre du rythme, la maîtrise des situations qui passent du tragique au comique. J’accepte donc de me lancer dans l’expérience. A l’époque, sans aucun moyen de production, nous décidons, tous les trois de créer la compagnie Vis Fabula dont « Ay Carméla » sera le premier spectacle. C’est devenu ainsi l’acte fondateur d’une aventure qui deviendra rapidement une expérience de troupe.

Nous n’avions aucun moyen, ni local de répétition, ni moyen financier pour créer une scénographie. La pièce se déroulant dans un théâtre, le décor serait donc évidemment la boite noire de n’importe quelle salle de théâtre. J’ai réduit la scénographie à l’essentiel, partant du principe qu’il n’y aurait sur scène que l’indispensable aux personnages. Tout reposait sur les acteurs, mon travail s’est donc concentré sur leur interprétation.Que ce soit la lumière, la musique, l’espace, tout était ramené à l’indispensable au service de l’histoire.
Est ainsi né un travail épuré, qui mit en avant l’émotion du propos de la pièce : « courage ou inconscience face au danger pour elle, lâcheté ou conscience aigue pour lui ».

Cette pièce, nous l’avons joué une centaine de fois durant les années qui ont suivis. Repérée très vite par le T.N.N (centre dramatique national de Nice), elle a été sélectionnée pour la quinzaine des compagnies. Cela nous a permis d’asseoir notre travail, avec pour l’avenir le soutien du conseil général des alpes maritimes. Plus tard vint le soutien de la région et de la Drac. Le T.N.N pour sa part, restera dès lors un grand soutien pour le travail à venir de la compagnie et pour les mises en scène que j’ai réalisé par la suite.

Commentaires

1. Le dimanche 6 novembre 2005, 00:04 par Akynou/racontars

Bienvenue chez Dotclear demoiselle :-) Je me souviens d'Ay Carmela, dont j'avais vu une répétition. Et j'avais beaucoup aimé et la pièce que je découvrais et le jeu des comédien. J'en ai encore des images. J'y pense très régulièrement…

2. Le lundi 8 janvier 2007, 20:50 par momozzz

tes document etaient intéréssent merci jen ai eu besoin pour un de mes cours!merci encore!!!!!et continue!

3. Le jeudi 18 mars 2010, 13:41 par Kiera Pendergast

Ton blog est vraiment bien redige. J'espere que tu vas continuer a nous faire d'aussi bon articles.